Compter.

Les compteurs laissent glisser l’avenir devant eux
Compteurs de messages qui seront déchiffrés
Lorsque la chute exhalant son atmosphère soufrée
Sortira l’esprit de sa torpeur hallucinée états ébrieux 

Compter les kilomètres qui nous séparaient des incertitudes
Plongeant toute une planète dans une drôle de solitude
Un état second pour tant de secondes de mondialisation
Maquillant les hypothèses réelles en collectives hallucinations

Compter les mots prononcés avec imprudence
Au fil des jours dans le chaos perdant leur douce innocence
Compter les espérances qui ne furent jamais reçues
Les manques de chances les promesses déçues 

Compter les faux-pas les espaces incertains où se sont incrustés
Tant de vivants poussant aux extrêmes leur meilleur ou leur pire
Tant de morts surpris par leur soudain dernier soupir
Compter les occasions perdues et les vies dévastées 

Compter le temps qui passe compter les matins et les soirs
La liberté offerte fumée purifiante en vacillants encensoirs
Compter les pensées qui circulent sans couvercle ni véto
Et qui sont ridicules ou bercées de nombreux idéaux 

Compter les baisers empoisonnés et ceux offerts au vent
Les galères infernales et tous les bons moments
Et le temps qui nous promène comme des somnambules
Dans nos espaces clos chacun enfermés dans nos bulles

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