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Ô cynique destin de la main qui brode
Qu’es-tu devenue fragile petite chose
A côté de toi la mort vilaine rageuse rode
Mais tu ne la vois pas il faut que tu poses
Sans penser à l’avenir des petits points moroses
En formes destinées à manger les belles roses
Les joues fatiguées sans sourire à la vie
Comment imaginer que tes mains tracent la nuit
Que seul un dessin peut devenir porteur de menaces
Qu’il salira l’histoire des ses odieuses traces
Et qu’à presque cent ans de toi surgissant du néant
Des nausées puissantes retenues par une gorge serrée
N’auront pas encore trouvé le chemin de l’histoire effacée
Ô goût de mémoire amère relevant le front du présent
Quelle tête avons-nous laissée à cette hydre malveillante
Passant d’une cible à l’autre avec une constance affligeante
Qui sont ces magistrats qui se sapent aux commémorations
De draps tout blancs où ne subsistent pas même les traces
De leurs publiques entremises et basses compromissions
Pour récolter des voix même celles des langages salaces
Toutes portes ouvertes sur les mêmes propositions
Nous les laissons se draper du devoir de mémoire
Choyer publiquement leurs électeurs à face d’aiguisoir
Les paroles vernies ne masquent pas leurs exhalaisons

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