L’ennemi est le temps.

En fin d’été discret à bords de plume émoussés
S’engrange la moisson solitaire qui distribue peu
A l’automne sec qui s’annonce par trop silencieux
La récolte est pleine laissons la nostalgie se trémousser

Toujours à l’ouvrage dans sa calebasse durcie
L’esprit mou tout azimut définit ses nouvelles explorations
Au travers des sens affairés il dépasse ses horizons
Projette ses nouveaux savoirs inutiles en catimini 

En toute saison toujours les projets s’accélèrent
L’ennemi est le temps qui resserre ses filets
Le loisir ce choix faux et dûment contrôlé
N’est qu’un espace ridicule cerné par une sphère

Donnez-nous le temps sans borne le temps de croire
Le temps de poser chaque objet sans obligation méritoire
Sans risque de butoir sans récompense et sans punition
Non pas l’oisiveté mais tout un espace pour la création

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