« Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, »…

J’apporte ma terre à cultiver en des lieux ensemencés
En des lieux ensemencés de savoir de chants sous-jacents
Chaque jour et pour quelques temps encore j’apprends
Je suis l’ignorante dont la porte s’ouvre pour engranger

Je tire un fil au hasard et il me sort des milliers de possibilités
Ici Byron se découvre un peu là Lamartine remet de sa présence
Je récite en secret les mots qui traversent le temps et l’existence
Dans mon petit carnet sont les correspondances entre paroles et réalités 

Je transporte avec moi des livres dont la présence me rassure
Quelques mots familiers pour ancrer mes doutes et mes blessures
Des phrases que je connais par cœur pour stabiliser l’échange fertile
Et faire pour mon jardin un bon terreau dans le cœur de mon ile 

A chaque minute qui passe ma présence devient une évidence
Une place grandit pour moi dans cet espace d’une autre chance
Et bien que navigant au plus près sur l’océan des âges
Je ne crains pas d’être poussée vers de nouveaux rivages

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