Sur l’Isère.

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Comme un œil posé sur l’Isère
Reliant un petit bourg au nom fleurant
Les espoirs de mai aux rives du Royan
Il observe chaque jour le petit bateau de fer

Issu du jardin des tufières pétrifiant toute chose
Glissant jusqu’au pied de la grotte de Thaïs
Révélant les secrètes amphibioses
Racontant la métamorphose du fleuve de jadis

Le regard bienveillant contemplant les roselières
Étudiant le peuple foisonnant des aires hospitalières
Stabilisant les rives artificielles au pied des villages
Si peu de différence aujourd’hui entre crues et étiages 

Mais autrefois nature libre et sauvage
Le fleuve capricieux glissait à son envi sans barrage
Un jour violent noyant les riverains dans l’eau
Le lendemain sage bon pour le voyage de grands radeaux

Et toutes sortes de marchandises glissaient sur le fleuve
Ne sachant pas nager c’était une terrible épreuve
Pour les hommes et leurs terrifiants convoyages
On n’était jamais sûr de revenir de ce genre de voyage

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