Création

L’art brut ne possède pas de retenue arbitraire
Dès qu’il se met en marche il avance sur son erre
La matière se plie se tord et se dispose sans faire d’erreur
Elle ramasse ses cailloux sans tenir compte des railleurs
La création est comme le sang ruisseau profond d’argent
Qui coule sans barrage dans l’esprit chaque fois le fertilisant
Laissant au silence immobile le limon et son vivant
Chevillant les poutres maîtresses des prémices les édifiant
Et le mot et le son tout entre sans précaution dans la capture
Cerné par les absences de ceux qui se sont échappés
Pour une note cueillie pour un mot mille autres se sont échoués
C’est à peine si de leur passage reste un syllabe ou une appogiature

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