Forêt de Chambaran

Je n’ai pas peur de la pluie pas peur du vent ou de la neige
Au cœur profond même perdue je sais qu’elle me protège
Même seule sur un sentier sans borne et sans repère
Où je croise parfois des humains aux pieds gonflés de terre
Avec leur chien courant le nez au vent dans une éternelle quête
Où la nature délire à faire fuir devant moi des bandes de chevrettes
Pour dire vrai aucun bruit ne m’inquiète au spectacle grandiose
Et l’on trouve gravé au plus profond de mon âme toutes les photographies
Que je n’ai pas eu le temps de prendre quand sculpté dans une parfaite magie
Mon corps s’est figé pour vivre l’instant présent à son apothéose
Pas une église n’a pu m’offrir un éternel à la métamorphose
Aussi douce et subtile que le temple naturel qui m’invite à sa cause
Pas une communion ne m’a unie aussi certainement à l’élément universel
La forêt est ma chair ma croix mon sang mon univers spirituel
La marche ma récompense et ma punition
Il n’est besoin d’aucun mot pour obtenir une rédemption

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