Chronique d’une forêt disparue définitivement.

Tous les camions de terre dans une file sans fin
Emportent les auras de lumière qui avaient investies le terrain
Après la fin de la sapinière quand des projets trop grands
Avaient mis un terme aux bruissements aux croassements
A tout le tintouin et que ma forêt pour un sou pas primaire
Était passée de vie à trépas sans que le moindre écolo génère
Une pétition inutile une ZAD aux allures de décharge publique
Aucune levée de sourcil sur mes chagrins anachroniques
Aucun soupir pour les sapins transmutés en étagères
J’habitais à l’orée d’une sapinière dont il ne reste que le nom
Mais c’était une impasse j’aurais du en deviner les horizons
Quand tu reviendras au pays tu ne reconnaitras plus rien
Une maison brulée se tient devant ce qui hier était une colline
Espoirs partis en fumée par un matin frileux pauvre ruine
Et derrière elle mort aux arbres un gigantesque terre-plein
Bétonnons tout avant la fin de monde crevons la gueule ouverte
En braillant des slogans débiles contenant notre perte
Il faut si peu de temps pour courir vers des zones sans hêtre
Plates et lisses comme des jours remplis de faux reliefs
Et construire des mouroirs où l’on déconnecte les êtres
De ce qui fut leur chant leurs passions à qui en faire grief

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