Ma nature

Je l’entends qui m’appelle à travers les murs de la maison
Son odeur s’étire jusqu’à me faire perdre la raison
Elle me dit de trouver la force d’affronter mon hiver
Et d’attacher s’il le faut mon bras en bandoulière

Elle me dit que mon temps je l’ai perdu dans chaque hier
Où je n’ai pas mis mes pas sur la mousse ou dans la terre
Où j’ai donné trop d’importance à de vulgaires faits divers
Et sclérosé mon âme dans des obligations mensongères 

Elle me dit qu’il est temps pour moi de peindre l’essentiel
De reprendre ma place entre la terre et le ciel
D’imprégner mon esprit des odeurs qu’elle distille
Et de cesser de geindre sous un aspect fébrile 

Alors bientôt je sais que je reprendrai courage
J’irai à travers champs et par-dessous les ombrages
Saisir l’immense chance d’imprimer mes pas éphémères
Dans des jardins secrets qui n’ont pas de barrières

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