Quand l’âme fatiguée devient un arbre sans écorce…

Quand l’âme fatiguée devient un arbre sans écorce
Un corps sans peau dans un univers sans limite
Un son confus qui vacille ou se renforce
Une pelote d’idées obscures qui se délite

Quand l’unité s’étale par terre en confettis souillés
Et qu’une sournoise fatigue empêche de balayer
Devant la porte les petits êtres éparpillés
Il n’est jamais trop tard pour faire un pas de côté

Rassembler son courage reprendre le pinceau en main
Et repeindre en scintillant le sournois quotidien
Reprendre la lecture du monde avec des yeux agrandis
En sautant une page pour chasser au besoin les perfidies

Desserrer peu à peu l’étau qui nous maintien dans le système
Trop près ou trop loin des gens qui nous aiment
Et rattraper les retards avant qu’ils ne nous égrainent
Et prononcer les paroles même celles qui nous gênent

Regarder nos ivresses dans les reflets des coupes
Ne pas hésiter à se servir d’une loupe
Compter et recompter tous nos petits bonheurs
Les étaler au rouleau pour qu’ils prennent de l’ampleur

Publicités
Cet article, publié dans Non classé, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s