Une forêt fantôme.

Dix ans déjà ma douce sapinière
Repère secret de hordes d’enfants sauvages
Aux cabanes éparpillées dans de secrètes clairières
T’ai-je rêvée ou n’étais-tu qu’un mirage

Au magma qui repousse pousses désordonnées
Je ne sais pas vraiment quel nom attribuer
Encore impénétrable toute petite forêt
Quel est ton avenir sans doute déjà bien contrôlé

Je préfère ignorer le destin qu’on te réserve
Faire comme si du lieu d’où je t’observe
Grandir avec beaucoup de foi en l’avenir
On pouvait se boucher l’esprit et tout ce qui fait frémir

O ma belle Sapinière tes flèches plantées dans les cieux
Étaient un rêve vert qui s’offrait à mes yeux
Tu chantais sous le vent de terribles  complaintes
A cœur de bois sanglant la peur n’était pas feinte

Parfois le vent m’apporte encore une odeur fantôme
Une fantaisie douce un peu amer et sucrée
La senteur d’une résine oubliée la mémoire d’un atome
Et d’un chagrin obstiné qui refuse de s’évaporer

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