Pour rejoindre l’ouvrage désormais inutile
Sous les pas se déroule un tapis d’herbe verte
De chaque côté ordonnées nature subtile
Chantent des primevères corolles grandes ouvertes
C’est sans doute le hasard qui plante des allées de rois
Ou jardiniers anonymes mécènes pour promeneurs solitaires
Donnant des symétries dans un fouillis élégant et adroit
Alignement de têtes jaunes bien curieux militaires

Avant d’être engloutie par ta bouche un peu austère
Je dégage de côté ta longue frange de lierre
Et sombre dans l’hiver de ta nuit particulière
Le moindre bout de voix répercutant sur la pierre
Des échos incontrôlés aux allures de menaces patentes
Le cerveau reptile avec tant de profusion  en enfante
Jugulant avec courage les cents horreurs imaginaires
Je hâte un peu le pas pour accélérer le transfert

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