Mesurer l’absence

On a beau souffler sur nos insuffisances rien ne fait décaler
Ce temps qui mange jusqu’au bonheur de passer ensemble
De précieuses secondes chacun de nos mots semblent comptés
A chaque fois que ta main gauche se soulève j’ai le cœur qui tremble
Sagesse je n’ai que peu respiré les odeurs fécondes de  ton Steinway
A chaque foi que le cœur tremble il semble que j’ai beaucoup de regrets
La nostalgie d’aller nager dans l’eau d’un torrent glacé
Et de poser mes notes sur tes notes toi qui n’exige jamais l’étroit parfait
Qui n’oppose jamais au son la savante érudition de la hauteur
Le ton juste étant celui où va se loger nos petits bonheurs
Toi qui balaie les erreurs d’un grand rire tonitruant
On recommence si l’on veut un peu plus prudemment
Alchimies discrètes de salons doucement feutrés
Vous ne jouez pour personne dit la passante intriguée
Il se peut que ce soit vrai il se peut que ce soit faux
Nous jouons par amour de nous parler plus beau
Où est-il notre écho qu’avons-nous jeté dans notre grand panier
Des sentiers malicieux nous ont tenus bien éloignées
J’ai manqué de tes mains de ton cœur et de ton intelligence
Il faut toujours si longtemps avant de mesurer l’absence

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