Immobile.

Le cœur brillant accroché au bout d’un mobile aux mille facettes
Tu m’as appris Calder que les reflets mouvants
Ne sont pas toujours le fruit de ce que l’on rejette
Ni de tout ce dont on se sert ni de tout ce que l’on prend
Tu m’as appris qu’un fil en vaut deux ou trois et qu’importe
Pourvu qu’ils soient bien enchevêtrés
Ils donneront tout ce que ton esprit transporte
Lorsque tu l’auras bien tournicoté
Au point d’équilibre où nous sommes tous suspendus
Un simple souffle d’air transmet nos émotions
Ton cirque grotesque m’a transporté au point de suspension
Et l’air qui sortait de ton corps maladroit n’avait pas disparu
Alors que bouge toujours dans l’espace le sommet de ton ingéniosité
Immobile et sans changer de place aucun mots ne s’imposait
Je me sentais stupide et sans aspiration légitime
Écrasée par tant de simplicité dans le génie ultime
Puis j’ai rassemblé toutes mes facettes qui tu avais éparpillées
Et je suis repartie sur mon chemin complète et régénérée

Publicités
Cet article, publié dans AILLEURS, Non classé, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s