Si peu de chose.

Beaucoup de bruits au fond pour pas grand-chose
Des mines renfrognées engoncées dans des idées serrées
Des coups d’œil suspects et leurs allures moroses
Ceux-là n’ont pas l’air de savoir lire dans les pensées
Tonneau de feu sur barricade tellement inutile
Celle-ci dégage quelque chose d’un peu plus subtil
Un peu de chaleur dégèle les pensées engourdies
Certains visages ont toujours l’air épanouis
Ceux qui rêvent d’un autre monde ont déjà gravi la colline
A petites enjambées ils filent tranquilles vers leur destin
Ont-ils raison ou tord je ne le saurai que demain
J’ai traversé leurs chants sans qu’ils ne m’illuminent
Lentement je regagne ce carré de terre où s’est posé mon logis
Un endroit qui naguère abritait un paradis
Et dont le sacrifice ne souleva pas autant de cris
Il fut alors facile de considérer mon ennui
Comme une excentricité de plus un état d’âme
Ma douce sapinière ton nom déjà était une impasse
Tes Douglas géants des sorciers plein de charme
Et mon chagrin puissant une éternelle menace
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