Sapinière

Sept ans déjà ma forêt de Gâtines
Envolée sur viles propositions un peu crétines
Sept ans que se forgent de nouvelles racines
Un fouillis sans nom petite forêt mutine
Car lentement après le massacre ils t’ont oubliée
Laissant au coteau le soin de se forger
Une deuxième identité
Et des feuillus tous fiers sur avenir se dessinent
Magie naturelle qui se rit des idées mesquines
A l’insu des projets avortés
Mais il semble qu’à présent on lutine
D’autres bois une autre idée des grandeurs
La raison du plus fort me fera toujours peur
Sous le charme des petites idées se tartinent
Les véritables matins doux et tranquilles
Terriblement ancrée nostalgique et inutile
Dans le pouvoir secret des odeurs de résine
Sapins évaporés que reste-t-il de vos épines
Un tapis clairsemé par le temps qui absorbe tout
Un témoin qui s’enlise chaque jour un peu plus fou
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