Folie meurtrière.

Par paquets de dix ou de cents
Chaque jour les pieds en avant
Chaque jour fauchés dans leurs espoirs
Noyés au fond des virtuels miroirs
Ils arrivent jusqu’à nous sans l’odeur noire
Dépouillés de leurs histoires
Les cadavres sanglants éparpillés au soleil
Étendards silencieux qui parlent en nos sommeils
Et brisent nos rêves d’amour universel
Humanité barbare agonisante et cruelle
La folie se raconte comme une banalité terrifiante
Et consacre a notre été quelques lignes sanglantes
En un doux linceul ma sœur a transformé ses voiles
Les restes incandescents de mon frère éclairent la nuit
Ils meurent loin de nous pour combler notre ennui
Et je ne sais que soupirer sur cette immense toile
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