Cinq ans déjà.

Cinq ans déjà la belle affaire
Les meubles qui en sont sortis sans doute déjà au panier
Ma forêt meurtrie n’est qu’un champ sans sentier
Un amas de ronces et de feuillus qui opèrent
Un peu de magie sur mon sanglant désert
Forêt ma forêt de sapin où poussaient des cabanes
Lieu de tes bêtises mon enfant grandi tu me sers
A chaque repas de famille un indice sur les oreilles d’ânes
Que tu aurais méritées quelle idée d’aller grimper
Si haut dans les sapins au risque d’en tomber
Il fallait la voir l’hiver se transformer en carte postale
Allumer des silences mystérieux sur neige blanche
Tranquille comme si l’éternité avait déposé dans ses branches
Un peu de son parfum mais la main de l’homme est létale
Et l’immortalité un rêve lointain
Ma forêt a perdu contre l’appât du gain
Il me reste en mémoire la nature extraordinaire
L’énergie débordante jusque dans nos maisons
Les bruits mystérieux qui donnaient des frissons
Lorsque le vent s’engouffrait dans  ton  feuillage vert
J’avais construit mon antre au pied d’une forêt
Un paradis comme l’homme peut aussi en créer
De toute pièce et le faire prospérer
Mais mon rêve a cédé sur la pression immobilière
Stupide qui n’a pas assuré ses arrières
Pas une taupinière en ce cimetière n’a germée
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