Ecrire à tout prix.

Ravalés bassement à des matérialités
Les mots n’ont pu se poser sur des figures abstraites
Impossible de saisir l’esprit qui s’est envolé d’une traite
Vers des régions bien mieux fréquentées
Il faut que s’écoule à nouveau le flot de style
Charger d’une banalité le verbe quotidien
Pour s’émerveiller comme avant d’un petit rien
Et laisser s’écouler pêle-mêle  n’importe quoi c’est facile
Il faut arrêter de tisser des toiles pour les défaire de nuit
Accrocher quelques étoiles de plus au ciel de minuit
Et attendre
Attendre que la magie se saisisse de l’écrit
Que le rêve s’élève sans rien nous prendre
Et que le jour suive gentiment comme prédit
Alors les poètes n’auront plus d’encre à revendre
Les plumes ne brûleront plus à mourir en cendres
Et le petit triomphera sur le grand
Le gentil effacera le méchant
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3 commentaires pour Ecrire à tout prix.

  1. necjugiter dit :

    tiens, tu te sens comme l’épouse du voyageur d’autrefois qui mit des lustres à revenir en son île ?
    les mots meurent, eux aussi… quand on dit surtout qu’ils tuent !
    J’entends dire « au jour d’aujourd’hui »… qui a perdu le sens ? celui qui le dit ou le mot qu’on utilise en deça de son niveau de signification ?
    L’année des élections, c’est le mot « politique » qui se vide de sens…
    merci de l’espoir que tu exprimes au final
    je te souhaite une belle soirée

    • tayana2pense dit :

      Mais aujourd’hui (qui est déjà un pléonasme à lui tout seul), et un autre jour. Un peu plus désenchantée par la politique vidée de son sens… Sommes-nous si nombreux à ne plus nous y retrouver ? Mais que faire alors ? BIZ BIZ

      • Une petite piqûre de rappel de quelques vers d’une vieille, vieille chanson de Jacques Brel. ( Depuis le temps qu’il nous a quitté c’est vrai que ce ne peut-être qu’une vieille chanson mais le message reste le même, actuel) .Change la vie disait Rimbaud et on peut essayer de le faire à la base en s’investissant dans la vie de son village qui est sans doute la définition la plus noble du mot politique

        Ainsi certains jours paraît
        Une flamme à nos yeux
        A l’église où j’allais
        On l’appelait le Bon Dieu
        L’amoureux l’appelle l’amour
        Le mendiant la charité
        Le soleil l’appelle le jour
        Et le brave homme la bonté. « Sur la Place » J Brel

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