Encore un peu plus loin.

Je me souviens de ce jour lointain où le chant incertain
S’étirait sans vers sans note et sans glissante fortune
Les passagers des trains avaient des couleurs importunes
Et s’égaraient longtemps en destination de faux chemins
Je me rappelle cet instant décisif le début du compte
Le point de départ de ce qu’à présent je raconte
En mots incompréhensibles parfois mais avec constance
L’épaisseur du chant de tout ce qui lui donne consistance
Je sais où j’étais dans ma nuit tardive avant que ne se posent
Les petits bouts de mots qui s’élèvent au vent et se déposent
De ci de là comme saupoudrés d’un sablier ouvert au vent
Je sais d’où vient ce qui s’écrit et ce qu’étaient ces mots avant
Si je cherche un peu plus loin au fond tout au début de toute chose
Tout commence toujours par un Si doute effrayant
Laissant croire que les questions que l’on se posent
Choisissent leur possible dans la vérité du plus offrant
Alors il me prend à espérer vous avoir offert plus de questions que nécessaires
De quoi nouer vos êtres sensibles à mes petites affaires
Et jamais de réponse assez basses pour se complaire
Dans le médiocre talent de ce que je ne saurai jamais faire
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