DEUX ANS

Deux ans sans le souffle vert
L’appel des sapins triste anniversaire
Qui réclame un peu de sève pour couler
Sur les déchets de ma belle forêt
Bientôt il faut le croire se dresseront
Les cages à humains les carrés de moellons
Les projets d’une vie sur cimetière naturel
Un bout de pelouse pour dire j’habite à la campagne
C’est une place de force qui se gagne
Sur ce que je croyais s’élever jusqu’au ciel
Ma douce épineuse je n’ai pas fais le deuil
Sous mes yeux tes reliefs pointus comme des écueils
Ont rendu ma navigation pénible et dangereuse
Je croyais immuable d’être heureuse
A regarder le vent agiter tes voiles inutiles
Je croyais le temps incapable de surprises débiles
J’avais foi dans ton immortalité
Ton souvenir peint sur toile silencieuse et rebelle
A fait grimper à nouveau mon chagrin à l’échelle
Pour chacun de tes arbres je ne suis que regret
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3 commentaires pour DEUX ANS

  1. Lecteur Hypothétique dit :

    Au canada, je suis allé dans un grand parc national, celui des grands jardins où, pour peu qu’on ait pris un peu de hauteur la foret était un véritble océan de sapins, aussi loin que le regard pouvait porter. Mais nul n’est à l’abri d’un incendie et environ 30% du parc a été ravagé par un feu en 1991 puis en 1999 qui détruisit des milliers d’hectares. Evènement naturel …à la différence que au bout de quelques années la forêt commence déjà à reprendre ses droits et se régènère, chose difficilement envisageable dans le cas de votre fôret si le béton prend sa place.Amitiés JF

  2. Stephane dit :

    Je me souviens des poèmes alors lus à ce moment-là… J’avais posé des questions un peu idiotes pour comprendre où tu habitais car je n’avais pas cliqué sur les liens que tu avais joints. Je viens de passer huit jours dans les Landes, tout près de chez moi, j’ai eu le temps de voir les ravages de la tempête de janvier, il reste encore bien des cicatrices dans les pins. Merci. Bises, Stéphane

  3. Les Etellois dit :

    Mais tout change hélas, rien n’est immuable.Bises

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