FORET

Un an déjà que ma forêt s’en est allée

Rejoindre les tas de bois à meubles blancs

Consommation inutile à jeter au banc

De sombres desseins immobiliers

Un an déjà qu’il n’y a plus l’ombre

D’un corbeau pour troubler les sommeils matinaux

Otée la tâche de ce vert sombre

Qui enchantait la vue de l’autre coteau

Un an que nous n’avons plus entendu le pivert

Qui tapait le matin en quête de petits vers

Plus de grincement de craquement plus de vie

L’esprit naturel s’est en allé d’ici

Que valent les promesses de ceux qui les ont arrachés

Ils pensent vraiment qu’ici des arbres il y en a bien assez

Et jamais ils n’iront ailleurs les replanter

Un an qu’il me semble être seule à regretter

Les reliefs d’une cabane abandonnée

Et les traits d’un grand cerf que j’avais approché

 

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8 commentaires pour FORET

  1. Bernie dit :

    Entends-tu le grand noyer se plaindre et le chêne se tordre de douleur sous la lame de la scie ?
    Entends-tu la bûche dans la cheminée te dire qu’elle préfèrerait encore la froidure au feu ?
    Mais l’homme n’entend rien, il n’en fait qu’à sa tête, il détruit pour construire ou reconstruire des meubles sans âme et sans vie.
    Bernie

  2. Sara Lee dit :

    Si c’était juste une question de beauté du paysage… mais malheureusement cela n’apporte rien de bon à l’environnement, et tu t’en rends compte… mais les autres s’en foutent.
     
    Le jour où l’on aura tout le confort du monde et l’argent pour le payer mais plus rien dans nos assiettes ce sera trop tard et on se rendra enfin compte qu’on ne peut pas manger les billets de banque…
     
    Bises à toi,
    Sara Lee

  3. Philippe dit :

    tu t’y promenais volontiers ? ce n’est certes pas les reportages sur l’Amazonie qui remplaceront ta forêt… je comprends que tu ne courres pas après le cinéma…

  4. Les Etellois dit :

    Comme quoi la déforestation ne menace pas que l’Amazonie… C’est toujours désolant de voir disparaître une forêt .
    Bises,
    Mo

  5. Sylvie... dit :

    Je sens la douleur encore présente, le silence autour de toi, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de nostalgie; simplement ce "tout couper d’un coup" sans penser aux blessures faites à la nature elle-même.

  6. emji dit :

    tayana j’espère que tu le sais :j’aime et je respecte la nature!c’est une entrée en matière qui présage des mots contradictoires.quand ta foret a été détruite j’en ai éprouvé une grande tristesse et un sentiment d’injustice; je trouvais qu’il était révoltant de sacrifier des arbres à des fins financières…et puis en posant des questions en hauts lieux j’ai appris des choses très interessantes:cette foret plantée il y a 50 ans etait prévu pour aider les oeuvres du village d’enfants a se sortir de difficultés financières.elle fut plantée dans le seul but d’etre coupée et vendue comme bois de chauffage.finallement elle ne fut pas coupée et plus personne ne s’est souvenu ne sa destinée devait etre éphémère…..les habitants de ces bois n’ont jamais su tout cela et bien plus que nous en sont les victimes…j’imagine avec effroi la panique qui adu y règner lorsque les tronçonneuses ont envahies et violées ces lieux.maintenant que le mal est fait il faut voir le coté positif et il y en a:d’ici quelques années ceslieux désolés se seront tranformés en "terrasse Gallaure" et ‘balcon du lac" pleins d’une nouvelle animation,d’espace verts et de rires d’enfants et peut etre quelques mobylettes nous énerverons parfois….imaginons ces nouvelles familles heureuses d’avoir leur maison et admirer la nature qui les entoure,peut etre eux aussi se sentiront dans un petit paradis bien à eux.  certaines choses doivent changer  c’est la vie qui suis son cours et là le projet est bien conçu,il s’intégrera parfaitement dans le paysage.si tu veux bien chaque année je me joindrais à toi avoir une jolie pensée pour les Douglas et les Pins Rouges qui se dressaient là    gros bisou

  7. bibialien dit :

    Déraciner un arbre c’est un peu comme déraciner sa famille
    Ne plus voir de forêt pour y voir à la place s’implanter des immeubles sombres
    La végétation nous aide à survivre en ville, ne nous l’enlevez pas
    Bisous Pat

  8. Mumu la Grenouille dit :

    Une forêt qui disparaît , c’est un gros trou "blanc" , des limites qui reculent, l’espace qui s’agrandit, nous faisant sortir de notre "nid" de verdure au creux duquel on se sentait protégé, à l’abri ; et on se retrouve livré aux intempéries, aux regards ! je t’ai bien comprise ?

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