OEUF DE PIGEON

Echappés des nuages les grêlons brisent leurs chaînes

Soudain libérés la nature se déchaîne

Et nous tape un concert bruyant

Rugissant effrayant

Au fond des maisons tout le monde se terre

Attendant que l’orage termine sa colère

Pour aller constater les dégâts inévitables

Le jardin se retrouve dans un état épouvantable

En quelques secondes il faut abandonner

Les projets de salades de tomates de l’été

Adieu veaux vaches cochons couvées

Comme pour Perette le pot s’est bien cassé

Des roses trémières il ne reste que des tiges

Dans le terrain de jeux on découvre les vestiges

D’un petit trampoline dont le tour était bleu

Le matin se réveille sur un étrange silence

Et passées les premières stupeurs

Dans les discussions de voisinages s’évacuent les peurs

Alors en pensée les travaux de jardins se relancent

 

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8 commentaires pour OEUF DE PIGEON

  1. Bernie dit :

    L’orage se dessine dans le ciel. L’orage se faufile dans mes oreilles, se pose sur ma peau et s’impose dans mes narines : ça sent l’orage !Il obscurcit, gronde, rend moite et parfume l’atmosphère. Il ne pleut pas. Il va pleuvoir.De plus en plus noir. De plus en plus sourd. De plus en plus lourd. De plus en plus de relents.Le vent se lève, les oiseaux se taisent. Les gouttes se mettent à tomber, petites et légères puis lourdes, si lourdes, comme l’ambiance qui règne. Les arbres se tordent de douleur de voir leurs branches secouées qui perdent fruits et feuilles.Il pleut. Il pleut de plus en plus fort. La pluie se verticalise, encore plus lourde. Elle vient de haut. Elle s’écrase bruyamment sur le sol.La densité se fait tout à coup plus légère. Le tonnerre et les éclairs s’éloignent, tandis que la terre évapore une odeur de renouveau. Une goutte par-ci, une goutte par-là. Les arbres pleurent leurs fleurs. Un chien aboie et réveille les oiseaux. Mon voisin sort à nouveau ses meubles de jardin et je me souviens. Je me souviens de l’instant d’avant, déjà si loin, où la nature et moi faisions corps et je me sens bien. Bernie qui apprécie peu les orages

  2. emji dit :

    L’homme si fort si intelligent et si dominant s’est retrouvé "on the rocks" le cul dans l’eau et pour une fois il a levé les yeux au ciel.Ce n’était qu’un tout petit échantillon de la puissance de la nature d’autre ont connu bien pire…

  3. Marie dit :

    Je crois que madame la nature est entrain de nous montrer toutes ses blessures …
    Ici aussi le temps fait des siennes et inonde les plaines normandes de sa peine …
    Beau billet !!!!

  4. Les Etellois dit :

    C’est pour éviter ça que j’ai fait un abri anti-grêle pour mes plants de tomates. Hé hé.
    Bises,
    Mo

  5. Mumu la Grenouille dit :

    Même dit poétiquement, les effets des orages sont  impressionnants !

  6. fanfan dit :

     
    Ici aussi orage
    qui a tout bousculé sur son passage..
    Le ciel était bizarre
    et le roulement du tonnerre
    ne cessait de crier sa colère….
     
    En attente le soleil je m’évade quelques jours en provence.
    Bises amicales

  7. tite nath dit :

    nul ne peut grand chose contre la colére des cieux, quand tout se déchaine il ne reste "en bas" que désespoir tristesse
    bisous tayana et merci pour ton com amitié

  8. bibialien dit :

    Ô rage ô désespoir
    Tu ne fais que passer
    Et ce n’est qu’un au revoir
    Avant de recommencer
     
    Bonne aprèm Tayana

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