ORAGE SANS DESESPOIR

C’est sûr le ciel nous est tombé dessus

J’étais trempée comme ça s’est jamais vu

J’ai transformé mes chaussures en container

Pour trimballer une grosse misère

De pluie mais ça na pas suffit

Pour venir à bout de mon bon moral

Je ne suis pas la première à chanter sous la pluie

Je ne suis pas la première à trouver ça normal

Je n’ai vu que des gens de très bonne humeur

Avec des parapluies de toutes les couleurs

Ca n’a rien enlevé à la beauté des choses

De danser sous la pluie avec une ombrelle rose

J’ai cueilli mon bonheur là où il se trouvait

A l’ombre dans les callades glissantes et mouillées

Sous de grands pins parasols dont un s’est écroulé

Et dans les bonnes pâtes faites par mon bien aimé

 

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7 commentaires pour ORAGE SANS DESESPOIR

  1. SOlène dit :

    Gene Kelly, le remake…
    Que du bonheur !
    Bisous. Tout plein !

  2. fanfan dit :

    Super, la pluie ne fait pas peur et tes mots sont du bonheur
    Voilà des espoirs tout en couleur pour notre coeur.
    Bises amicales

  3. Sylvie... dit :

    ah! oui! à Rome quand l’orage montre son nez, c’est de l’eau à pleins sceaux qui tombe une fois, deux fois, trois fois… et puis l’orage s’éloigne. J’ai bien aimé revoir le Panthéon (quoique j’y suis passé devant il y a deux semaines… avec un grand soleil… ben oui, c’est ça, faut pas être touriste alors). Bisous

  4. Les Etellois dit :

    T’as raison, ce ne sont tout de même pas quelques trombes d’eau qui vont doucher une bonne humeur!
    Bises,
    Mo

  5. Bernie dit :

    Il pleut. Les gouttes inondent la rue qui, rapidement, se transforme en torrent. Comment est-il possible qu’une petite goutte plus une petite goutte puissent faire autant d’eau ?
    J’ai les pieds trempés, les mollets éclaboussés, le dos frigorifié d’humidité. Les doigts serrés sur son manche, je m’accroche désespérément à mon parapluie. Mon parapluie à pois rouges sur toile noire, véritable gageure contre les gouttes de pluie s’écrasant, meurtrières, sur l’étoffe tendue de mon protecteur qui, intrépide, les assassine en filets dégoulinants.
    Nous ne faisons qu’un lui et moi car tandis que je dirige son armature, afin que jamais l’eau n’atteigne mon visage, très fier de son rôle, il se garde de protéger ma nouvelle coiffure. Il ne me quitte jamais, c’est mon plus fidèle compagnon. Par temps sec, il repose au fond de ma serviette, bien installé dans sa housse élastique. A la première gouttelette, je le saisis d’une main rapide et de l’autre je le retire de son étui. Je presse le bouton et sans plus attendre, il s’étale à mon service. S’il venait à disparaître, si je le perdais ou si on me le dérobait, je n’ose imaginer ma détresse. Il n’est pas neuf, il doit dater des années 80. Nous en avons connu des balades, des villes, des aventures, des intempéries, des hivers et des soirées tardives. Quelques étés particulièrement arrosés aussi. Jamais il ne me fit défaut.
    Toute à mes pensées, je marche d’un bon pas. Il est tard et j’ai un rendez-vous important. Il pleut. Il pleut davantage encore. La nuit commence à tomber et le vent accentue la sensation d’humidité. Je le tiens maintenant à deux mains. Je ne sais pas qui dirige l’autre dans cet affrontement de Mars et ses caprices. Une bourrasque plus violente nous attaque sans préambule. Mon parapluie tressaille puis glisse un peu entre mes doigts crispés qui, pour rien au monde, ne lâcheraient prise. Soudain, il se retourne en un bruit sourd déconcertant. Je n’ai plus en main qu’un pauvre diable informe, sans plus la force ni la volonté de se relever, ridiculement ébouriffé de sa toile détendue, éventrée par trois baleines pliées, cassées. Nous sommes lamentables d’eau et de vent. J’avais un rendez-vous important. Il m’attend. J’irai sans mon parapluie, tant pis. Il m’aime. Il comprendra les cheveux mouillés. Il consolera mon moral décomposé. D’un geste brusque, je dépose la carcasse de mon parapluie dans la poubelle la plus proche, et j’accélère le pas. Il reste là. Seul. Démantibulé sur le tas de sandwiches non achevés et de cannettes cabossées.
    Il pleut moins. Les gouttes se font plus rares, les gouttières se vident et les rigoles s’affinent du courant d’eau. Je remonte mon col, je replace une mèche rebelle et je souris à la soirée qui m’attend.
    Il ne pleut plus. Tout sèche, seuls quelques pois rouges sur une toile noire dépassent désespérément humides d’un tas d’ordures à l’abandon.
    Bernie et la triste histoire de son parapluie, mais comme tout a une fin

  6. M dit :

    Sans vieillesse ennemie ……C’etait voltaire et boileau ……Le principal est que tu es trouve les pâtes bonnes

  7. bibialien dit :

    Le titre est déjà tout un poème
    Quoi de plus merveilleux qu’un bon plat de pâtes servi par son amoureux !!!
    Bisous et vive le soleil

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