Canicule

Au petit matin je capture dans mes filets
Par tous les moyens un petit peu d’air frais
Mais il n’est pas facile de lui faire comprendre
Que cette maison est pour lui il veut se rendre
Ailleurs en Bretagne par exemple ou beaucoup d’amis
Sont particules complémentaires d’océaniques effluves
Volets fermés et fenêtres closes on n’y voit qu’à demi
Toute tentative de cuisiner voue le lieu à être étuve
Il faut bouger avec la sage lenteur du paresseux
Et rêver du temps où l’on se plaignait d’un printemps frileux

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Un peu de temps.

Il nous faudrait des champs de temps
Pour cultiver des secondes des minutes
Quelques heures à rajouter aux buts
Prenant la vie dans leurs filets contenants

Il faudrait que cesse de couler entre nos doigts
Tout ce qui s’échappe à toute vitesse
Les projets les rêves et les promesses
Tout file plus rapidement qu’une ivresse

Il faudrait que ceux qui toujours s’ennuient
Versent leurs temps insipide dans un grand puits
Et qu’on le lave à grandes eaux sous la pluie
Et qu’on le sèche au soleil pour une nouvelle vie

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Premières lueurs Delphinales.

premièresl lueurs

L’aurore diaphane en sa robe de nuit
Mouille ses pieds nus dans la rosée
Elle contemple la pâquerette réveillée
Qui ouvre sa corolle sans faire de bruit 

A l’horizon de la terre Dauphine
Se dessine peu à peu le contour des collines
La brume de l’étang s’élève en nuages tranquilles
La grenouille considère désormais son chant inutile

Un tout petit silence sépare le jour de la nuit
Mais le peuple qui s’éveille ne laisse pas l’ennui
Occuper longtemps l’espace et gagner en confiance
Les oiseaux aux aguets prennent part à la confidence 

La lune évaporée profite encore d’un pas de danse
Elle salue de loin l’ami qui lui donne sa brillance
Encore un tour de bouclé dit elle à l’astre épanoui
Puis disparait dans les méandres du jour qui l’éblouit

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Le réveil de l’oiseau.

Au soleil levant quand le grillon part se coucher
Gouttes de rosée bientôt seront évaporées
Tu remues ton petit bec pour une note isolée
Et celui qui répond vit dans le nid tout à côté
Ton chant n’est pas encore l’appel de la vie
Juste une petite mise en bec et le ciel s’éclaircit
C’est le moment froid l’instant où tu déploies
Ton éventail plumes déroulées en ribambelles
Puis on ne sait quelle magie tout-à-coup t’ensorcelle
Le point du jour sonne un grand éclat de joie
Chaque arbre recèlant un représentant du ciel
Récite les paroles d’une musique universelle

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Le pinson des arbres.

013

Le pinson ce matin est à l’ouvrage
Il chante sur le massacre de son paysage
Hier ici se tenait mon château
Un arbre magnifique on lui a fait la peau
Mais qu’importe en ce jardin sauvage
Il y a d’autres refuges d’autres abris
Humain lorsque ta main abime et ravage
Avant la fin ton geste j’ai déjà un autre nid

Pinson

 

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Jardin parfumé.

011

J’aime la rose apprivoisée et la marguerite
Les espaces partagés où les deux cohabitent
Avec des agencements ô combien subtils
Et des aires sauvages le jardinier habile
Qui garde chez lui pour préserver l’habitat
Des oiseaux des insectes la flore naturelle
En y mêlant des parfums acidulés de demoiselles
Et des herbes folles et des touches de magenta
Est un amoureux des paysages odoriférants
Il y promène sont nez et aussi celui des enfants

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Sauver une vie.

Dès que s’ouvre le décompte des actes et des mots
Il est impossible de calculer de rester au niveau
Qui sait garder en mémoire la totalité des paroles
Les actes les gestes les phrases qui recollent

Sauver une vie c’est  être juste là au bon moment
Encore une dit Poupou on n’a pas toujours le temps
De réaliser l’importance de la largeur de nos bras
Des explications des dédramatisations des faux pas

Vous vouliez me dire mais ce n’était pas nécessaire
Je connaissais l’enjeu et toutes ses conséquences
J’avais déjà vu le film dans une ancienne séquence
Et la mémoire m’a soufflé quoi dire et quoi faire

Sauver une vie encore une en évitant l’erreur fatale
Sans s’en rendre compte et découvrir par surprise
Que toutes les actions ordinaires entreprises
Ont fait tenir les liens fragiles importance capitale

Toutes ces décisions se prennent sans réfléchir
Les actions entreprises le sont comme on respire
Maintenir le cadre très ordinaire l’habitude abreuver
Nourrir chanter créer le havre où l’on peut encore rêver

Alors ces larmes d’émotions recueillies hier par surprise
Ne semblaient pas destinées à cette toute petite entreprise
Ce n’était pas la somme requise pour sauver une vie
Les sourires de l’enfant me sont un plus grand prix

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Fluide est la pensée…

Fluide est la pensée ce matin
Alors que rien ne bruisse ici
Les mots s’envolent par ci
Par là et la morosité s’éteint
Revient le temps des sourires
Et le temps des projets
Toute aventure me fait rire
Tout pousse au jardin des idées
Il paraitrait même qu’on m’a commandé
Des rayons de soleil pour profiter
Du dehors de l’espace illimité
Sans souscrire aucun forfait
Qu’il fait bon aller clair et bien
Ne pas souffrir sucer des petits riens

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Fatigue passagère.

Un carcan de fatigue s’est emparé de mon terrain
Rien ne le fait céder ni le repos programmé
Ni la musique enchantée ni les toutes belles amitiés
Ni la fête qui se profile ni les rêves de grand chemin

Un casque lourd entoure les pensées créatives
La tâche est énorme de rester productive
Mais jamais rien ni personne n’arrête la volonté
De fer tout obstacle est bon à surmonter

Demain matin peut-être l’obscur virus étiolé
Rejoindra le rang des microbes vitriolés
Et je pourrais retourner à mon allure fantastique
Jongler avec mes emplois du temps acrobatiques

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Calme avant la tempête.

Farniente salutaire calme avant la tempête
Mais la météo semble avoir fait de fausses alertes
L’air n’est pas électrique les oiseaux chantent
Le vent un souffle magique la promenade me tente

Mais il parait plus sage de prendre un peu de repos
De laisser se perdre dans l’inaction le sable du temps
Et de regarder filer la fatigue dans le silence latent
Très vite reviendra le bruit de mon petit troupeau 

Et si le ciel furieux se réveille et déploie son énergie
Pour couper le courant des ondes qui me relient
A vos pensées j’aurai le temps de lire ou de jouer
Un petit Mozart peut-être pas complètement amadoué

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Espèce de Paysan.

Longtemps j’ai cru que la mer serait mon seul horizon
Le visage face aux embruns relevant la tête sous le grain
Dans le froid humide si pénétrant ma liberté serrée dans son écrin
De métal gris tournant au vent pour faire dans l’eau des ronds

Mais la vie et les circonstances m’ont ramenées au berceau
Aux amures rassurantes et solides montagnes loin des bateaux
Et j’ai découvert dans les amitiés germant au fil des ans
Des sillons profonds des racines dans la terre des paysans 

Des gens qui n’écoutent pas les sirènes ni Jonathan le goéland
Et qui marchent chaque jour à la peine sans geindre travaillant
Pour faire croître notre nourriture et l’âme de leurs enfants
Un héritage choisi bien avant leur naissance par leur parent

Et j’ai appris au fil du temps pourquoi on nomme culture
L’espèce de vernis dont je pare mes jours sans soucis
Comptant jour après jour sur l’essentielle nourriture
Que provisionnent au prix du sang mes nouveaux amis

Alors je ne laisse plus sans y mettre une rature ternir l’image
De ceux qui courbent le dos pour donner à mon potage
Le goût de l’humain l’espèce de Paysan qui offre à mon paysage
Sans faim le loisir d’élever mes pensées grâce à son partage

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Sous le pavé…

Sous le pavé quelque plage distraite
A oublié de nous faire une retraite
Un petit coin de chaud et de sable
Un endroit où l’on part sans cartable

Dans le grand champ marguerite évaporée
Oscille entre la folie et le temps de rien du tout
Les gens désespérés sont tous sur les genoux
En quête de quatre feuilles pour équilibrer

Au ciel où les planètes se dévoilent sans pudeur
Les nuages ont décidé qu’il n’était pas encore l’heure
Sûrs de leur fait ils laissent le rideau brumeux immobile
Et le spectacle se déroule loin de nos yeux astrophiles

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Projets.

Il pleut c’est une bonne nouvelle
L’eau qui me tient près de ta bouche
Est un agréable don du ciel
Déposée une à une par petite touche 

Quelques notes des exercices nouveaux
Une mise au point précise et solitaire
Du programme d’au-delà des frontières
Une mise à jour de rêves tout chauds 

Il ne reste pas longtemps avant la rencontre
Les aiguilles tournent vite sur la grande montre
Une impatience couvre les aspérités de la vie
Un petit miracle couve doucement et grandit 

C’est encore une de ces rencontres miraculeuses
Qui rajoute au quotidien des fleurs et des étoiles
Où l’on se jette cœur à cœur sans pudeur frileuse
Certain que l’autre est un être franc et loyal 

Il fait presque peur au pays de tant de chance
L’aire de confort est si large en zone de confiance
Qu’on ne peut s’empêcher de craindre le mal
Il faut si peu de temps pour perdre une cathédrale

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L’arbre.

 

L’arbre tend ses feuilles
Pour abriter de la pluie
Le chant de l’oiseau

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Action, inaction.

Parfois on ne sait pourquoi on rate des rendez-vous
Un oubli un contretemps il y a tant de possibilités
Dans l’acte manqué qu’il est difficile de l’expliquer
Évitement désintérêt la liste est longue les motifs fous

C’est sur le fil de la ligne qu’est le vide qui nous saisit
Engloutis dans des torpeurs inhabituellement stériles
Le sujet remonte à la surface de la conscience évanouie
Ainsi on peut trébucher sur des parcours immobiles 

Quand la conscience abonde enfin le réel se raccroche
Et les deux choix possibles sont finalement assez proches
L’action ou l’inaction pas de justification pas de préférence
Prendre un chemin ou l’autre ne donne aucune référence

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