Bonne et heureuse année 2018

Voici le petit exercice qui revient chaque année
Le temps tourne comme les ailes d’un moulin
On était aujourd’hui et c’est déjà demain
C’est déjà l’heure des bilans des espoirs et des regrets

Dans les fils enchevêtrés de nos relations particulières
Il a ceux que l’on tire ou que l’on traine
Et ceux qui passionnément nous enchainent
Et nous obligent à franchir de nouvelles frontières

A toi qui se trouve au bord d’une de ces ailes
Qu’elle soit côté lumière ou côté tunnel
Je suis venue te dire combien tu fais partie de ma vie
Et que chaque petit instant avec toi je les apprécie

Je passe juste un peu comme le courant  d’air
Formuler quelques vœux pour une année entière
Ton café est prêt et mon cœur probablement grand ouvert
Prêt à canaliser tes joies tes peines et tes grands mystères

Un an c’est peu mais c’est beaucoup
Nous allons tous ensemble construire un peu de doux
Poser les sons de nos âmes un peu partout
Et décorer le monde de nos airs les plus fous

Nous allons respirer l’air au creux de paysages
Simples et sublimes comme le sont nos images
Et marcher sur la terre dans la mousse et dans l’eau
En soufflant en riant en parlant même s’il ne fait pas beau

A toi famille ami connaissance ténor ou soprano
Qui parfume ma vie des tes plus belles essences
Que la nouvelle année soit bonne n’a que peu d’importance
C’est nous qui décidons comment la prendre au mot

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Je garde par devers moi quelques phrases un peu légères
Quelques pensées désintégrées par de sourdes colères
Qui n’ont pas eu l’air de remuer un cil une paupière
Et qui m’ont ravagées comme peu de gens peuvent le faire

Je garde par devers moi la mauvaise inspiration
Les mots à l’envers qui font une drôle de respiration
Je me consume en non-dits en paroles silencieuses
Face de lune comme une grosse marionnette rieuse

J’attends que l’heure du calme arrive et qu’elle balaye
Devant sa porte j’attends mon rêve ma joie l’abandon qui libère
L’indifférence pour boire une nouvelle idée qui me désaltère
Profondément avant d’inscrire définitivement je raye

Que cette plume aux facilités douteuses au travail sans trêve
Reste belle et brillante et tintée des lumières où elle trempe
Un peu de temps en temps pour se remplir et tracer ses estampes
Et qu’elle vous porte à travers mots doucement vers ce qui s’élève

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Feux d’artifices Royaux

Il faut parfois attendre longtemps que le cadre se tresse
Au bord d’un lac d’une rivière d’un monument qui se dresse
Que le noir profond dessine un fond suffisamment complice
Sublimant les contours de beaux feux d’artifices
Dans un sifflement strident s’élevant jusqu’au ciel
Une fusée s’élance grimpe fuse éclate en mille parcelles
Traçant des fleurs immenses géantes et éphémères
Rouges bleues dorées ou vertes iridescentes
Chacune est une surprise qui s’épanouit puis se perd
Retombant en petites cendres incandescentes
Dispersés dans la nuit noire des esprits de fumée
Des saveurs de temps chaud de profondes odeurs d’été
Le feu jamais n’éteint la nuit il l’habille d’une robe magique
Entre deux ouvertures le silence est d’une beauté extatique
La musique accompagne ces costumes éphémères
Tout nait jaillit et meurt en rythme surprenante poussière
Pour réchauffer nos cœurs nos âmes et nos hivers

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Danse rituelle du feu

Au centre du noir profond par une nuit sans étoile
 A l’œil curieux attiré par de grands voiles
Répond une gitane mêlant son corps aux flammes
Transes ensorcelées c’est une rougeoyante oriflamme
Qui tourne vire et vole autour d’un grand feu dévorant
L’âme des chants ne laissant que des rythmes incandescents
La  sueur s’évapore en vapeurs maléfiques
Un chagrin sans doute d’amour atteint des douleurs sataniques
Désaccords mineurs aux sortilèges puissants
Écoute les chants rituels du peuple des gitans
Qui parlent aux esprits par leur corps en mouvement
Rouge est le cœur de l’humain comme ce charbon ardent

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Arthur Pendagron

Comme Uther mon père et ses deux têtes de dragon
Une blanche pour que la pureté guide son œil de faucon
Que la mort ne soit distribuée qu’au bout de l’indulgence
Et non pas au hasard et sans bonne raison
 
Une rouge pour contenir toute la puissance
Du feu qui surgit des colères de la terre profonde
Que la chaleur qui devance le guerrier et sa fronde
Fasse fuir l’ennemi de terreur qu’il perde son arrogance
 
Je suis Arthur Pendragon surgit de la légende
Tremble devant moi si ton âme impure est souillée
Car aucune vilénie ne pourra ma vision brouiller
L’enchanteur puissant marche sur ma lande
 
Ecoute la légende des combats menés avec courage
Le cri d’Excalibur au sommet de sa rage
Rejoint mes chevaliers mes frères mes égaux
Autour de la table ronde aucun nom ne prévaut

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Une forêt fantôme.

Dix ans déjà ma douce sapinière
Repère secret de hordes d’enfants sauvages
Aux cabanes éparpillées dans de secrètes clairières
T’ai-je rêvée ou n’étais-tu qu’un mirage

Au magma qui repousse pousses désordonnées
Je ne sais pas vraiment quel nom attribuer
Encore impénétrable toute petite forêt
Quel est ton avenir sans doute déjà bien contrôlé

Je préfère ignorer le destin qu’on te réserve
Faire comme si du lieu d’où je t’observe
Grandir avec beaucoup de foi en l’avenir
On pouvait se boucher l’esprit et tout ce qui fait frémir

O ma belle Sapinière tes flèches plantées dans les cieux
Étaient un rêve vert qui s’offrait à mes yeux
Tu chantais sous le vent de terribles  complaintes
A cœur de bois sanglant la peur n’était pas feinte

Parfois le vent m’apporte encore une odeur fantôme
Une fantaisie douce un peu amer et sucrée
La senteur d’une résine oubliée la mémoire d’un atome
Et d’un chagrin obstiné qui refuse de s’évaporer

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Feuilles de couleurs en chemin

La pluie d’automne

Demain la forêt m’attend

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Tu dois parfois inscrire pour des déférents
Des parcelles de cœur avec des traits d’encre noire
Presser l’essor de mots qui sonnent parfois un espoir
Des cris peu bruyants des mots dépassant
Pour distraire annoncer défaire un trop plein de temps
Inscrire des transitions des repères de présents
C’est si facile pour toi tu sembles y consacrer si peu d’efforts
Ton naturel compose pour toi un don un trésor
Tu peux parler de tout et surtout
Tu peux dire n’importe quoi on s’en fout
Ça n’a pas de valeur ce qui s’affiche à l’écran
Rien ne semble présenter un critère marchand
Idiote naïve si tu en vois un s’intéresser
A l’ouvrage que tu devais proposer
Si tu te réjouis de pouvoir partager un peu beaucoup passionnément
Pas du tout en fait c’est un détail de caractère
Qui sollicite son attention passagère
Il résout un problème de conditionnement
Posés en attente d’un œil qui les digère
Les mots s’embrouillent s’enfument drôle d’atmosphère
Vais-je encore longtemps comme ça souiller ma plume
Pour des sujets qui m’indiffèrent
Jeter de l’encre lourde comme des enclumes
Sur des brises d’idées un peu trop légères
J’ai mal à la longueur des mots à leurs articulations
Chaque phrase douteuse est une incantation
Mystérieuse et qui fige ma source intérieure
D’une glace brûlante qui me givre le cœur
Je veux parler encore de ma forêt de mes déserts
Et des incertitudes qui tapissent mes petits enfers
Et de temps en temps peut être rajouter une pierre
Un peu bancale un peu à l’envers
Pour peu qu’on m’aide alors à bouger mon hiver
Que les ombres au tableau ne soient pas des rideaux de fer
Que personne ne compte la longueur de mes vers
Et surtout que jamais personne n’escompte
La justification des paroles de travers
Tout œuvre recèle en elle une part de conte
Une folie sublime une vengeance secrète
La délivrance subtile d’une affaire indiscrète
Mais bien présomptueux de vouloir se reconnaitre
Au tribunal des flagrants délits d’ignorance
Il n’y a probablement pas une chance
Pour que ton histoire soit celle qui vient de comparaitre

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Mobiles et stabiles.

Drapé dans ton armure d’incompréhension
C’était un sale jour pour visiter une exposition
Alors que je croyais avoir entrouvert un bout du mystère
Un fil conducteur qui te donnerait le sésame les clés
La maladroite guide te prit dans un tourbillon d’humour à revers
Libérant des flots d’angoisses mauvaises humeurs exhumées
Et tu t’es privé des courants d’airs discrets et futiles
Qui faisait naviguer les primaires mobiles
Dans ces galaxies auxquelles tu n’as jamais eu d’accès
Alors que les sols blancs reflétaient des feuillages enchantés
J’osais à peine pénétrer le secret d’une étrave étrangement échouée
Dans cette scénographie stérile sensée mettre en valeur la beauté
L’insaisissable mouvement l’équilibre l’attraction universelle à son apogée
Il manquait dans l’enceinte quelques assises où l’on aurait pu se poser
Voir sentir rêver sans se soucier des points communs avec d’autres artistes
Juste comme en son cirque être assis au bord de la piste
Et digérer le spectacle avec des yeux d’enfant sans chercher le comment
Juste être là s’arrêter presque au milieu de l’âme d’un géant
Et respirer le bleu le jaune le rouge aux mille reflets
Suivre des yeux le fil de fer au cheminement de ses pensées
Se dire qu’on pourrait faire aussi bien si l’occasion se présentait
Et le croire vraiment de nos âmes pures comme si tout était vrai
Alors peut être qu’au détour d’un repos d’un clin d’œil de lumière
Un besoin de comprendre aurait pu dresser son petit couvert
Au bout des branches de fer la magie faire pousser un nouveau fruit
Et mon amour pour Calder te le transmettre sans faire de bruit

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Retour aux sources.

Au grand galop voici à nouveau la magie qui déroule
Son espèce de tapis rouge à chaque note que les doigts foulent
Et voici le ventre plein de papillons comme une amoureuse
Et les poumons plein d’air si exagérément plein du mystère
Qui transforment les écrits en sons en poésies légères
Et qui donnent à l’âme une raison d’être complète et heureuse

Mimsie ma belle mon fidèle vieux tube enchanté
Un tout petit temps de rien de réflexion et de retrait
Et nous voici comme neuves toutes les deux bercées
Par des enjeux nouveaux dans la balance des projets
Et nous voici toutes deux câlinées moi par de précieux amis
Et toi par les brillants reflets de leurs visages qui nous sourient

Elles sont parfois complexes les raisons qui éloignent ou ramènent au port
Mais les épreuves et le temps nous rendent toujours  plus forts

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Nul jour sans musique.

Avec la toilette du matin sont tombées les dernières appogiatures
Qui s’accrochaient encore dans des recoins de ma chevelure
Je ne sais à présent presque plus rien de nos dernières aventures
La lumière du phare éclaire maintenant de lointaines devantures

Tout s’est en allé rejoindre les odeurs de mers les bonheurs évaporés
Me voici prête pour de nouveaux bouillons de culture
Sur tes rivages blancs et noirs à pleines mains échouées
Se tissent de nouvelles histoires transes des accords de rupture

La lueur qui se dégage est fine et précise un peu beaucoup passionnément
Je caresse ton image avec autant d’amour qu’avant
J’ai retrouvé mon casque son cordon et les secrets qu’il déverse
Depuis ton âme numérique jusqu’à mes profondes détresses

J’ai reconnu ton langage et les accords qui nous unissent
Ne te joue pas de moi car au moindre faux pas il se pourrait que je glisse
Et que je t’abandonne encore à la poussière et au silence tragique
Alors pour l’instant vivons comme eux nul jour sans musique

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Précoce nostalgie

Après les lumières il y aura le silence
Et dans l’avenir avec peu d’importance
La petite vie qui s’égraine dans les tracas du quotidien
Avant d’avoir joué déjà s’incruste la nostalgie
Déjà je sais qu’au travers de mes mains le temps s’enfuit
Et que l’attention qu’on nous donne n’est rien
Déjà je sais que demain il y aura un grand abîme
Réservoir sublime d’où naîtra sans doute un arc-en-ciel
Mais le travail les efforts les amis des souvenirs bordés de miel
Seront une douleur il faudra que je la sublime
Avant la chute de l’histoire point final coloré de tons amers
Un vent follet a soufflé sur mes partitions et bousculé mes repères
Demain je sais que va se dissoudre la construction éphémère
Et que tout passera trop vite de ce côté du concert

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Des cœurs pleins d’envies;

Il est des lieux magiques et sonores qui s’offrent sans pudeur
Où des cœurs plein d’envies s’étalent comme des cibles
Des tons accentués aux couleurs indescriptibles
Qui fondent dans des moules leur donnant des rondeurs

Aux pieds des notes qui glissent délicatement
Des doigts s’agitent dans un ordre convenu d’avance
Il ne sort des ces tubes pourtant que du silence
Un peu d’air parfois un murmure l’esprit d’un chant

Quand le bonheur subtil sera bien tout sculpté
Il sera temps sans doute d’aller chanter pour l’étranger
Mixture savante d’efforts et de saveurs contrôlées
Il faudra diluer le plaisir jusqu’à le faire s’évaporer

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Sempervirens

320Ton écorce se ravine au gré de la fortune
La nature te dessine sans avoir l’air de se soucier
De l’apparence que donne ces volutes entortillées
Chaque ligne se dispose comme aucune autre aucune

Les mains posées sur ta base discrète caresse
On sent ton énergie saillante qui se presse
Sous la douceur de carton et la sève qui monte sans cesse
Et  ton âme d’arbre qui vibre me remplissant d’allégresse

Douce communion intime au vivant immobile
Voici un temps consacré une prière sans parole et sans nom
Ta force et ta puissance font défaillir ma raison
Et tes craintes m’affolent géant aux pieds d’argile

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Cécile

Dans les jardins du musée oreilles végétales
Cécile pointe le bout de sa baguette vers ses amis
Elle attrape un filet d’air instrumental
Le saupoudre d’une intention d’une envie
Aux commandes de la manœuvre elle range d’un geste précis
Chaque note les unes avec les autres par catégories
Elle fait tourner d’un geste une bien curieuse alchimie
Puis jette dans les airs le résultat de son état d’esprit
Pluie fine et brillante il tombe sur les fleurs une belle harmonie
Et sur les gens du bonheur un vent qui rafraîchit

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