Sempervirens

320Ton écorce se ravine au gré de la fortune
La nature te dessine sans avoir l’air de se soucier
De l’apparence que donne ces volutes entortillées
Chaque ligne se dispose comme aucune autre aucune

Les mains posées sur ta base discrète caresse
On sent ton énergie saillante qui se presse
Sous la douceur de carton et la sève qui monte sans cesse
Et  ton âme d’arbre qui vibre me remplissant d’allégresse

Douce communion intime au vivant immobile
Voici un temps consacré une prière sans parole et sans nom
Ta force et ta puissance font défaillir ma raison
Et tes craintes m’affolent géant aux pieds d’argile

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Cécile

Dans les jardins du musée oreilles végétales
Cécile pointe le bout de sa baguette vers ses amis
Elle attrape un filet d’air instrumental
Le saupoudre d’une intention d’une envie
Aux commandes de la manœuvre elle range d’un geste précis
Chaque note les unes avec les autres par catégories
Elle fait tourner d’un geste une bien curieuse alchimie
Puis jette dans les airs le résultat de son état d’esprit
Pluie fine et brillante il tombe sur les fleurs une belle harmonie
Et sur les gens du bonheur un vent qui rafraîchit

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Beaucoup de lassitude le plaisir déchu
Déposés les bagages peines et espoirs confondus
Lâchée la gouverne dérive à cœur perdu
La magie envolée les avenirs confus

Mais en marchant se sont classés les ouvrages
En marchant se sont prises les décisions les plus sages
Dans le silence occupé de myriades de sons
Les sous-bois distillaient leurs plus belles leçons

Alors tout s’est inscrit lumineuse évidence
Il est une place pour toi et des milliers de danses
Communie avec joie et sans faire d’offense
Se resservir encore une petite part de chance

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Nostalgie

Au clair de la nostalgie premières syllabes et balbutiements
Premières notes posées au hasard et pas toujours au bon moment
Premières respirations en chœur chance passagère avant la douleur
Il faut aller un jour naviguer au-delà de nos peurs

Il faut de temps en temps revenir pour savoir d’où l’on vient
Essayer de comprendre ceux qui s’ancrent en chemin
Acteur de vos destins plus qu’ils ne le laissent entrevoir
La place qu’ils vous ont faite une marche d’or vers vos espoirs

Il faut alors repartir en serrant fort vos vieilles certitudes
Retrouver vos rivages vos ombres et vos lumières
Continuer sur la route pas après pas avec gratitude
Vos amis d’aujourd’hui sont les promesses qu’ils vous ont faites hier

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La vie te balance comme ça sans aucun état d’âme
Des gens qui ont des petites lumières dans les yeux
Un mot un regard et sous les voiles de charme
Se devinent les égratignures les griffures sur l’échelle des cieux

Si tu as de la chance un mot de plus une attitude
Le brillant te contamine te marque comme une blessure
Une douleur à chérir comme un présent immense gratitude
Petite lumière dans la nuit te guidant vers d’autres ouvertures

Et si dépouillés de leur gloire résonne encore en eux l’humain
Le socle d’empathie d’humilité l’envie de partager
Contemple ta chance et ce qu’elle t’a permis d’engranger
Contemple ta chance et toi aussi cède-leur  un peu de ton chemin

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053

Elle n’est pas cachée très loin la bête
Elle se tapit sous de convenables apparences
Costume de scène voile sans transparence
Et fait de nos propos des paroles de prophètes

Un goût de cendres au fond le la gorge me reste
Le passé se dissout dans les terribles propos
Il faudrait si peu de temps si peu de mots
Pour que jaillisse l’obscur les rats porteurs de peste

Est-ce en toute innocence que tu offres de l’avenir
A ceux qui cachent à peine leurs préférences obscènes
Crois-tu qu’il faille protéger sans partage notre oxygène
Pour que tes rêves commencent à s’éclaircir

Quels que soient ceux qui porteront les chaines
Ils gagneront toujours au bout leur liberté
Dans le sang la souffrance pauvres choses humaines
C’est une grande illusion de se croire du bon côté

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19 avril 1943

025

Trois petits billets de train dans une vitrine
Innocent voyage vers une destination inconnue
Comble de l’ironie malsaine d’un passé entrevu
Deux minutes entre autres horreurs sibyllines

Quand le chemin de croix devient un chemin de fer
Combien coûte un aller simple vers la mort
Quel est le prix de l’abjection sans remords
Quelqu’un leur fit payer leur ticket vers l’enfer

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Pour rejoindre l’ouvrage désormais inutile
Sous les pas se déroule un tapis d’herbe verte
De chaque côté ordonnées nature subtile
Chantent des primevères corolles grandes ouvertes
C’est sans doute le hasard qui plante des allées de rois
Ou jardiniers anonymes mécènes pour promeneurs solitaires
Donnant des symétries dans un fouillis élégant et adroit
Alignement de têtes jaunes bien curieux militaires

Avant d’être engloutie par ta bouche un peu austère
Je dégage de côté ta longue frange de lierre
Et sombre dans l’hiver de ta nuit particulière
Le moindre bout de voix répercutant sur la pierre
Des échos incontrôlés aux allures de menaces patentes
Le cerveau reptile avec tant de profusion  en enfante
Jugulant avec courage les cents horreurs imaginaires
Je hâte un peu le pas pour accélérer le transfert

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Nostalgie de roses.

Mémoire profonde de l’odeur des roses rouges
Laissant échapper des fragrances douces ou capiteuses
Au gré du vent sur velours ourlés qui lentement bougent
Au printemps bien sonné lorsque les journées radieuses
En promettent encore de plus belles indéfiniment
Les divas au soleil exhalent des notes sucrées
Une pointe subtile et piquante enrobée gentiment
Grimpe sur les aigus d’un bouquet velouté
La chaleur invitée force un peu le ton à extraire
Plus d’effluves encore comme s’il fallait annoncer
Par le chant délicat des éclats d’atmosphère
Qu’elles sont plus exquises que l’on pouvait rêver
La nostalgie des tâches écarlates s’est installée en la demeure
Il manque ici vos arrogances vos puissantes senteurs
Un nouvel été qui provoque vos aromatiques ardeurs
Et vos parfums enivrants qui se répandent en mille saveurs

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Caressant l’âme de sa lueur opaline
L’aube sort de son lit comme le chat qui s’étire
Sa frimousse s’éclaire les contours se dessinent
Au loin s’entend comme un petit soupir
Que sera aujourd’hui que va-t-il apporter
Un peu beaucoup passionnément de nouveauté
La lune traine encore un peu sur le bord de son lit
Il semble que rien ne soit encore écrit

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Concord.

Harmonie est la raison incarnée de fondre nos discours
Dans la concordance de Temps son moi complémentaire
Fusion parfaite de particules vivantes dépositaires
D’une volonté commune d’une entente sans détour

Sa voix aux reliefs doux nous dessine le vallon d’un paysage
Où tout se décline en beauté en calme en abondance
Accord naturel riche comme le parfum d’une rare essence
Promesse d’avenir rêve d’un exotique voyage

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Bei Männern (Extrait de La Flûte enchantée, air de Tamina et Papageno)

L’amour est un refrain qu’on veut chanter à tous
Faire savoir aussitôt comme sa peau est douce
Graver ses sentiments sur un grand étendard
Afficher son union à tous les regards

Rien ne semble à présent avoir plus d’importance
Être l’un avec l’autre notre plus belle chance
Il sait aimer c’est que son cœur est doux son âme belle
S’il elle partage sa flamme son esprit est fidèle

Le relief de la vie se détache de ses contours
Le cœur et la raison sont unis dans l’amour
Le mariage sacré transforme deux en un
Le couple s’accomplit en un réel divin

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Alice au Pays des Merveilles. Extraits.

Alice s’endort

Les oreilles bien droites,  un très joli costume !
Je suis en retard, en retard…
Une montre à gousset : c’est toute ma fortune !
Je suis en retard, en retard…
En quel endroit me suis-je égaré ?
Il me faut vite aller la retrouver !
Je suis en retard, en retard…

Au fond du puits

Tourbillon de larmes torrent récalcitrant
Au secours je me noie c’est sur
Plus petite qu’un insecte je passe en glissant
Par le trou de la serrure
Si j’avais su j’aurais moins pleuré
Maintenant me voilà toute trempée

Rencontre avec la chenille

Sous l’armure de ses écailles
Sait-il qui il est mieux que les trois poissons qui frétillent
Jusqu’à leur destin qui déraille
Et combien de pattes ont les chenilles
Qui récitent des poèmes en expirant des voyelles
Tant de questions existentielles

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Au souffle léger du vent.

Dans l’air chargé de nos mémoires d’enfants
Il reste les premières odeurs les premières sensations de la vie
Le goût d’un lac et ce miroir son eau si particulière
Le dessin des étoiles dans ses reflets la nuit

Le son de la terre se propage tout autour comme une vibration
La lumière du soleil la couleur du ciel rien de diffère
De se qui s’est inscrit en ma première atmosphère
Jusqu’au vent familier qui frissonne dans la maison

La signature unique de la terre natale
Cet endroit je le sens est ma terre primale
Mon corps s’en souvient plus surement que mon esprit
Et si je suis chez moi alors je suis guérie

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Petite musique de nuit.

Quand les flammes des chandeliers oscillaient en cadence
Aux sons enjoués de rondos et de romances
Grandes fenêtres ouvertes sur des terrasses illuminées
Confidences entendues d’une oreille distraite

On venait pour parler entre soi au coin des cheminées
Vêtu de ses plus beaux atours il fallait parader
Esquisser en cadence quelques pas sur menuet
Pointant délicatement un petit escarpin doré

Savaient-ils à quel point au sommet de son art
Leur chance était grande de côtoyer Mozart
Et ses sons harmonieux et savamment arrangés
Qui imprégnerait les oreilles pour des siècles entiers

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